M. Sarkozy, lors de sa campagne électorale, nous a signifié que « La France n’avait pas à rougir de son histoire » et a affirmé que « la France était belle parce que l’histoire l’avait faite grande. ». On se croirait un peu dans un imagier d’histoire, destiné aux enfants des écoles primaires en 1950… Pourtant M. Sarkozy s’adressait à des citoyens dotés de raison, nous, et non à des enfants !
Pourquoi voudrait-il que nous oublions que la France a participé à l’esclavage, qu’elle n’a pas été exemplaire sous Vichy, qu’elle a torturé au Vietnam,  en Algérie… quand on connaît  les ravages que peut provoquer le déni ?
M. Sarkozy d’ailleurs doit devenir lui-même amnésique, car il nous a seriné sa rupture jusqu’à la nausée, alors que son premier ministre, M. Fillon, est un revenant de 2003 ; que M. Juppé, ancien ministre, revient d’un exil au Canada après un an d’inéligibilité ; que Madame Bachelot a été à l’écologie sous Chirac ; que Madame Alliot Marie et Messieurs Xavier Bertrand, Darcos et Borloo étaient dans  le précédent gouvernement…  M. Sarkozy devrait se souvenir – mais le peut-il encore ? -   que le propre des amnésiques est de ne plus pouvoir construire de liens avec leur entourage parce leur mémoire a disparu. Comment veut-il donc que la France continue à se construire si elle oublie ce qui l’a faite ?
Un proverbe portugais dit « A vida só se compreende olhando para trás, mas só se vive olhando para a frente. » ou « La vie ne se comprend qu’en regardant derrière soi, mais ne se vit qu’en regardant devant soi. »
Le mouvement de balancier d’avant en arrière est donc indispensable pour « Vivre ensemble » comme le dirait notre « Grand Timonier »  !