17 septembre 2007
Un deux, un deux, un deux, un deux…. En Avant, Marche, …direction : l’Iran !
Allez les p’tits gars, prenez votre courage à deux mains, il va falloir que vous ayez du cœur à l’ouvrage… Kouchner a sonné le glas… l’Iran nous appelle, « Marchons, marchons qu'un sang impur… »
M. Sarkozy nous avait bien avertis lors de son discours aux ambassadeurs et M. Kouchner a été on ne peut plus clair en disant, hier, que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran si ce pays persistait à vouloir se doter de l’arme atomique. Bien sûr, M. Kouchner appelle à « négocier jusqu’au bout.»
Voilà, c’est dit, un français averti en vaut deux… Il va falloir remettre à l’ordre du jour, non pas la lettre de Guy Moquet, mais le Déserteur de Boris Vian :
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins
Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer