21 septembre 2007
Un lapsus ?
Hier, J’ai écouté « religieusement » M. Sarkozy et j’ai noté la phrase suivante, dite juste après qu’il a parlé des régimes spéciaux et des fonctionnaires :
« Il s’agit pas d’accuser personne. »
La question que je me pose est la suivante : M. Sarkozy voulait-il vraiment dire qu’il s’agissait d’accuser tout le monde, notamment les cheminots et les fonctionnaires, comme le laisse entendre cette phrase ?
En d’autres termes, L’inconscient était-il à l’œuvre ou est-ce une pure méconnaissance de la grammaire ?
20 septembre 2007
Politique fiction ou Veux-tu coucher avec moi, ce soir ?
- Allez Ceciliouchka, un petit effort, tu sais que je peux voir ROUGE ! Je sais que je n’ai rien d’un prince charmant, je suis trop petit pour ça… mais quand même, de quoi tu te plains ? Tu sais que je suis l’homme dont on parle le plus après Bush et Ben Laden ? Tu le sais ça ? Donc je te le dis tout cru Ceciliouchka, et pour la dernière fois : Veux-tu coucher avec moi ce soir ?
- …
- Sinon c’est le fort Brégançon pendant deux mois !
- …
- Ecoute Ceciliouchka, écoute mon amour, je t’en prie, écoute-moi… T’as voulu voir kadafi, et t’as vu kadafi, t’as voulu faire d’l’humanitaire, t’as fait d’l’humanitaire, t’as voulu Rachida et t’as eu Rachida, T’as pas voulu voir Bush, et donc t’as pas vu Bush… Alors de quoi tu te plains, Ceciliouchka, Merde ! De quoi je suis coupable ? De ne pas t’avoir nommée premier ministre ?
- (Soupir ennuyé de Ceciliouchka)… !
- Ecoute, j’aime tes genoux Ceciliouchka, j’aime tes pieds Ceciliouchka, j’aime tes mains Ceciliouchka, j’aime tes seins Ceciliouchka, j’aime tes fesses Ceciliouchka… Alors pour l’amour de Dieu, Ceciliouchka et pour la dernière fois : Veux tu coucher avec moi ce soir !
- NON, NON et NON et tu sais pourquoi ! Plutôt Brégançon qu’une sommation !!!
- Alors c’est la guerre ? Tu l’auras voulu !!! Tu verras ce qu’il va se passer au prochain remaniement, tu l’auras voulu !!!
(Il s’éloigne en gesticulant et en vociférant) Et ils vont pas m’emmerder longtemps ces trous du cul de syndicalistes avec leurs Régimes Spéciaux, finis les privilèges, non mais quoi, Merde… ; et ils commencent à m’emmerder tous ces fonctionnaires, moins y’en aura, moins on se fera chier avec les syndicats et je suis le premier à l'avoir compris, ça !
19 septembre 2007
Réformes sociales, réformes sociales… est-ce que j’ai une gueule de réformes sociales ?
Les médias n’arrêtent pas de nous rebattre les oreilles de ces réformes sociales mais moi, je trouve qu’il y a quelque chose qui cloche dans cette AOC ( Appellation d’Origine Contrôlée ). Parce que franchement, qu’est-ce qu’elles ont de sociales ces réformes ? On devrait même les appeler anti-sociales…
Tout ça, finalement, ça marche comme la méthode Coué : à force d’entendre dire qu’elles sont sociales, ces réformes, on va finir par le croire…
M. Sarkozy a vraiment de la chance d’être l’ami des médias… et du MEDEF…
18 septembre 2007
Mais d’où vient cette colère ?

C’est étrange comme, souvent, ce que nous croyons être l’objet de notre colère n’en est que le masque…
* photo vue sur le site de Yves Vallier : http://www.yves-vallier.com/home.asp
17 septembre 2007
Un deux, un deux, un deux, un deux…. En Avant, Marche, …direction : l’Iran !
Allez les p’tits gars, prenez votre courage à deux mains, il va falloir que vous ayez du cœur à l’ouvrage… Kouchner a sonné le glas… l’Iran nous appelle, « Marchons, marchons qu'un sang impur… »
M. Sarkozy nous avait bien avertis lors de son discours aux ambassadeurs et M. Kouchner a été on ne peut plus clair en disant, hier, que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran si ce pays persistait à vouloir se doter de l’arme atomique. Bien sûr, M. Kouchner appelle à « négocier jusqu’au bout.»
Voilà, c’est dit, un français averti en vaut deux… Il va falloir remettre à l’ordre du jour, non pas la lettre de Guy Moquet, mais le Déserteur de Boris Vian :
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins
Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer
16 septembre 2007
M. Sarkozy et la pensée magique…
M. Sarkozy est dans la pensée magique, comme les enfants « je veux 3% de croissance économique » nous dit-il le plus sérieusement du monde… Il me rappelle cette petite fille assommante qui trépignait au supermarché, samedi dernier, en hurlant « Je veux un jouet, je veux jouet, je veux un jouet ! » Le père a fini par la claquer – ça m’a soulagé aussi, c’est un peu bête mais c’est comme ça ! – mais, une fois la surprise passée, elle a recommencé à hurler la même chose et ça a marché parce que le père a fini par céder.
Mais dans le cas de M. Sarkozy, qui va lui donner ses 3 % pour calmer son angoisse ?
15 septembre 2007
Aux hommes… qu’ils soient grands ou petits !
Quand je serai grand, je penserai toujours à être petit, disait-il quand il était petit… et puis il a grandi, sans nostalgie. Il est devenu grand, très grand, on disait même de lui que c’était un grand homme ,et il a eu le tort d’y croire… Il s’est tellement piqué au jeu du sérieux qu'il n'a plus jamais pensé à devenir petit. Puis un jour il est mort, comme tout le monde, et il n'en est pas revenu !
14 septembre 2007
Monsieur Sarkozy est-il un disciple d’Alphonse Allais… ?
Et oui, M. Sarkozy est un fin lettré qui a dû lire Alphonse Allais et s’en est fait un gourou politique… Qu’on en juge par ces citations du célèbre Alphonse :
« Il faut prendre l’argent là où il se trouve : chez les pauvres. D’accord, ils n’en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux ! »
« Il faut demander plus à l’impôt et moins aux contribuables. »
« Dans la vie il ne faut compter que sur soi-même, et encore pas beaucoup ! »
« Dans sa volonté de supprimer les intermédiaires, il cherchait le moyen de passer directement du foin au lait sans passer par les vaches »
« En voilà des sales types, les gens ! »
« Et Jean tua Madeleine, ce fut à peu près vers cette époque que Madeleine perdit l’habitude de tromper Jean. » ( pour Fillon…)
13 septembre 2007
C'est quoi la Culture selon M. Sarkozy ?
Un passage de la lettre de l’Elysée au ministre de la Culture signale qu’il faut " Veiller à ce que les aides publiques à la création favorisent une offre répondant aux attentes du public. "
L’Elysée n’a donc rien compris à la création puisque le but de la création c’est de créer, pas de satisfaire les attentes supposées d’un public ! Et puis les attentes de quel public d’abord ?
Sans doute l’Elysée se réfère-t-il aux attentes de la majorité des français… Il faudrait donc donner aux gens ce qu’ils sont supposés apprécier et on aurait alors des créations qui ressembleraient aux programmes de télévision avant 23 heures : une cuillère à soupe de pathos, une cuillère à soupe de sexe, une cuillère à soupe de gros rire, une cuillère à soupe de meurtre, on remue… et c’est prêt à être avalé ! Dorénavant, on appellera ça la « Sarko-culture »… il faut dire que l’avantage de cette culture-là, c’est qu’elle ne fait pas penser… et si elle pouvait nous décérébrer, je pense que M. Sarkozy n’y verrait aucun inconvénient.
Je me demande quand même ce qu’il va voir comme spectacles M. Sarkozy ?
12 septembre 2007
Non à l’indignité !
M. Sarkozy, en parfaite caricature de lui-même, nous a dit, du salon de l’élevage à Renne "La vérité c'est qu'il existe des régimes spéciaux de retraite qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et qu'il existe des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite", et il a ajouté - sans rire de ses platitudes - qu’il fallait changer cette situation « indigne » !
Cette réflexion de haute volée a vraiment le style de la France profonde que M. Sarkozy affectionne tout particulièrement ! Quelle brillante idée que d’aligner tout le monde par le bas pour ne plus faire de jaloux !!! Ça va plaire aux français qui en ont marre des inégalités indignes d’un pays de droit comme le nôtre ! C’est du même ressort que la lutte contre les « chômeurs profiteurs » ou je ne m’y connais pas…
Je me demande quand même, à quelle catégorie appartient le régime spécial des députés - dont M. Sarkozy n’a absolument pas parlé hier - qui devrait pourtant faire partie de ces situations « indignes »… et d’autant plus « indignes », que les députés, eux, n’ont jamais effectué de travaux pénibles, à quelque moment que ce soit !
Allez, c’est normal, on ne peut quand même pas demander aux députés de se baisser leur propre retraite !!!