28 octobre 2007
La littérature est éternelle …
«…Je suis SDF*, un SDF n’a-t-il pas des yeux ? Un SDF n’a-t-il pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? N’est-il pas nourri de la même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un autre homme * ? Si vous nous piquez, est-ce que nous ne saignons pas ? Si vous nous chatouillez est-ce que nous ne rions pas ? Si vous nous empoisonnez, est-ce que nous ne mourons pas ?… »
* Ce texte est extrait du « marchand de Venise » de Shakespeare. Ici, le sigle « SDF » a remplacé le mot « juif » qui était dans le texte original, et l’expression « un autre homme » a remplacé le mot « chrétien ». Mais on pourrait - sans que le texte n’en souffre - remplacer le sigle « SDF » par « Sans-Papiers », « Femme », « Rom », « Noir » ou « Immigré »… et ça marcherait, puisqu’il y a encore, de nos jours, des hommes et des femmes méprisés et exploités par d’autres hommes ; jusqu’à quand ???
* image vue sur le site : http://www.europe1.fr