09 février 2008
L’OMS appelle à l’aide…
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui résout des problèmes de santé publique attire l’attention des citoyens et des entités publiques et privées sur sa dépendance à l’égard de l’AIEA ( Agence Internationale de l’Energie Atomique) ; L’OMS souligne qu’elle se trouve pieds et poings liés par l’accord OMS – AIEA, signé le 28 mai 1959.
Elle souhaite la révision de cet accord afin que les études sur « les risques liés à la radioactivité artificielle » - notamment « l’étude des conséquences sanitaires de l’explosion de Tchernobyl. » - puissent se dérouler en toute indépendance et ne soient plus soumises au diktat du lobby de l’AIEA.
Pour plus de renseignements, et pour signer la pétition : L’APPEL DES PROFESSIONNELS DE LA SANTE POUR L’INDEPENDANCE DE L’OMS, allez sur le site : www.independentwho.info
08 février 2008
La « sauterie » de M’dame Bruni
J’ai lu dans le Canard enchaîné de cette semaine que lors de la petite « sauterie » organisée par Carla Bruni pour les 53 ans de son Prince Charmant, l’un des invités aurait rigolé « On a bu et mangé quelques Smic »…
Que la « France d’en haut », même éméchée, se « foute » de cette façon de la « France d’en bas » prête à réfléchir… Est-ce le cynisme de bon aloi que l’on se doit d’afficher dans les « sauteries » sarkoziennes ? Il me semble que cette " brève de comptoir d’en haut " est révélatrice du mépris où est tenue la « France d’en bas » dont la croupe ne se flatte que lors des visites d’ usine où le parler vrai consiste à ne pas marquer la négation et à faire l’élision des voyelles ! Ah, lorsque l’on se retrouve « entre soi », on peut se laisser aller à tout autre chose !
J’imagine qu’après cette « sauterie » celui – ou celle ? - qui à prononcé cette perle est rentré tranquillement chez lui – chez elle ? – et s’est glissé dans ses draps de soie afin de dormir du sommeil alcoolisé du juste.
Ces indécences verbales ne mériteraient-elle pas d’être taxées ?
07 février 2008
Quand le Canard Enchaîné nous met au parfum…
« Les caisses ne sont pas vides, elles sont plus que vides, elle sont en déficit de 38 milliards. » a dit Eric Woerth, ministre du budget au journal L’Humanité le 31 janvier. C’est sans doute pour cette raison et pour creuser un peu plus ce déficit que M. Estrosi, secrétaire chargé de l’Outre-Mer, a décidé de se rendre aux Etats Unis dans un Falcon de la société Dassault pour la modique somme de 138 000 euros* – soit trois fois le prix qu’il aurait payé sur Air France en classe affaire.
Il faut dire que le chef de l’Elysée ne donne pas l’exemple de ce que pourrait être la rigueur budgétaire au « petit personnel »… Le dernier caprice en date du chef « décomplexé » serait de changer les Falcons de la « flotte présidentielle » car il a l’impression d’en avoir une plus petite que celle des autres présidents… C’est triste, même la présence de Carla a ses côtés ne l’a pas encore rassuré !
* information donnée par le Canard Enchaîné de cette semaine. Achetez le journal de toute urgence !
06 février 2008
A la Société Générale, leur intérêt est capital !!!
A la Société Générale, La direction a choisi de rétablir la confiance perdue de ses clients, à l’aide de grands encarts publicitaires dans les journaux, notamment dans le journal Le Monde. On sait que la publicité fait souvent des miracles… elle arrive même à faire passer l’achat d’une voiture, dite propre, pour un acte de développement durable, alors ! Mais la publicité ça coûte cher, non ? Un signe que la Société Générale n’a pas perdu toutes ses plumes !
Dans cette page de pub, la Société Générale commence d’abord en adoptant un profil bas - « Nous venons d’affronter un accident hors normes et tout à fait regrettable » - pour ensuite remercier ceux qui leur ont manifesté un soutien inconditionnel dans l’adversité – « nous avons reçu un nombre incalculable de messages de sympathie et de soutien » - afin de rassurer leurs clients - « cette accident ne compromet pas la bonne santé de l’entreprise » - pour qu’ils soient assurés de la nouvelle résolution inébranlable de la société - « Notre détermination à tenir notre rôle dans l’économie de notre pays et à continuer à accompagner et financer sa croissance est intacte ».
La conclusion est simple et joue sur une alliance entre le « nous » et le « vous » qui ne peut qu’émouvoir profondément le fidèle client de la Société Générale - « Nous sommes prêts à relever avec vous les défis à venir. Vous pouvez compter sur nous. »
Cet encart publicitaire c’est un peu comme un suppositoire contre les fuites de capitaux, non ?
Je me pose quand même une question : fondamentalement, après cette catastrophe financière, qu’est-ce qui va changer dans le fonctionnement de la Société Générale et des autres banques ?
05 février 2008
La concertation à la sauce UMP
François Fillon nous annonce, dans Le Monde du 3 février, qu’il veut mettre en œuvre le rapport Attali dans la « concertation ». Quand on entend « concertation » dans la bouche d’un homme politique de « droite », on peut être sûr qu’il y a du souci à se faire !
Regardez pour les retraites en 2003, c’était dans la concertation, total 41 ans de cotisations en 2008 et bientôt 42… Regardez les régimes spéciaux, ça se faisait aussi dans la concertation, total des régimes réduits à une peau de chagrin… Regardez la concertation sur la réforme des universités, elle a été telle que la réforme est passée pour l’essentiel...
Mais il faut être juste, avec l’UMP, il y a toujours la première partie de la concertation, la consultation ; puis ça s’arrête là.
Bref, quand on vous dit « concertation », il faut comprendre régression sociale !
04 février 2008
Peut-on évaluer un enseignant sur ses résultats ?
Un article du Monde de l’Education du mois de février nous présente la situation en Grande Bretagne : en 2000, 80 % des enseignants plébiscitaient la « Performance related pay » ou « rémunération liée à la performance", mais en 2004, une nouvelle enquête publiée par l’université d’Exeter, dans le Devon, signale que 60 % des enseignants sont insatisfaits de cette mesure et trouvent qu’elle est source de divisions.
Les études faites à ce sujet soulignent qu’on ne peut mesurer les résultats obtenus par les professeurs et que, si ces résultats existent, ils sont plus le fait d’une équipe que d’un seul individu.
Hélas, notre gouvernement actuel, soucieux de slogans manipulateurs et de pensées simples, préfère penser que tout peut se mesurer...
03 février 2008
Le concept de l’ « échange clos »
Le Canard Enchaîné de cette semaine signalait que, à une journaliste de la presse étrangère qui lui rappelait qu’il n’avait pas répondu à une question, M. Sarkozy avait rétorqué « Dans une démocratie, il n’y a pas ceux qui posent les questions et ceux qui y répondent. Ca, c’est pour les commissariats de police. Dans une démocratie, même avec les journalistes, c’est un échange. »
M. Sarkozy a une étrange conception de l’échange ! Que devient l’échange si les journalistes sont maintenus en état de servage face au « Prince » qui distribue la parole ?
« Chacun mon tour », dit en somme M. Sarkozy. Faisons-lui confiance, en 5 ans, il aura développé jusqu’à l’absurde ce concept « d’échange clos » !
Et qui sait si dans 5 ans la profession de journaliste – telle que nous l’entendons aujourd’hui – ne se sera pas profondément modifiée !
02 février 2008
Brèves...
Je rêve donc je suis…
Laissez–vous aller à rêver et participez à la contre lettre de mission de Madame Albanel, pour une démocratisation de la culture… Quand la culture peut « décoiffer »…
Pour ce faire, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://lacontrelettre.over-blog.com
La pub ment-elle ?
Vous souvenez-vous de ce slogan : « A la société générale, votre intérêt est capital »… ? Encore un slogan vide de sens !
01 février 2008
Comment changer notre regard ?

Dans le cadre du festival « Regards sur le cinéma du Sud », j’ai vu le film « Agadez nomade FM », de Christian Lelong et Pierre Mortimore, qui évoque la vie d’une ville du Niger. Ce film sobre, mais somptueux par ses couleurs et ses sons, nous plonge dans l’intimité d’Agadez, sans voix off. En suivant les animateurs de la radio locale, nous entrons pudiquement dans l’univers de femmes et d’hommes qui font battre le pouls de la ville.
A la sortie du cinéma, en attendant une amie, je n’ai pu m’empêcher d’écouter ce que disaient trois personnes, sans doute des retraités, sur le film :
- Quand même, on ne les a pas beaucoup vu travailler les hommes !
- Et les femmes non plus, tu as remarqué ? C’est pas comme ça que l’Afrique va s’en sortir !
- C’est vrai !
J’ai pensé un instant qu’ils parlaient d’un autre film, mais non ! Les idées reçues ont la vie dure. A croire que la colonisation et l’esclavage ne se sont pas totalement effacés de nos esprits. Le festival « Regards sur le cinéma du Sud » nous invitait pourtant à un autre voyage, et nous aurions pu laisser à l’entrée toutes nos idées préconçues, mais ce voyage-là s’apprend ! Cette citation extraite du « Manuscrit trouvé à Saragosse » de Potocki (1761-1811), décrit à merveille notre difficulté à regarder :
« Hélas, les voyageurs n’ont ordinairement pour observer que les lunettes qu’ils ont apportés de leur pays et négligent entièrement le soin d’en faire retailler les verres dans les pays où ils vont »
PS : Dans un petit entrefilet, Paris Normandie annonçait qu’après avoir quitté le festival « Regards sur le cinéma du Sud », le cinéaste Nigérian Moustapha Alassane s’était fait traiter de « sale négro » sur les quais de la gare SNCF de Rouen. Et nous sommes au vingt et unième siècle…