28 août 2008
La journée d’action du 11 septembre ou comment être dans l’action sans y être ?
G. Aschieri, secrétaire général de la FSU (première fédération de l'Education) a dit dans Libération " Nous nous sommes mis d'accord sur une première journée d'action le 11 septembre, sous des formes diversifiées." sans appel national à la grève" mais avec "des possibilités de grèves locales" pour dénoncer les suppressions de postes. "
Monsieur Darcos doit déjà trembler de peur devant la colère et la détermination de l’intersyndicale ! Sans doute révise-t-il déjà à la baisse ses prévisions de suppressions de postes (13 500 à l’heure actuelle) pour l’année prochaine ! Just a joke.
Les modalités d’action proposées par M. Aschieri, pour cette journée du 11 septembre sont on ne peut plus « légères ». Le problème étant qu’on peut difficilement être en cours et dans l’action pour lutter contre les suppressions de postes. Ou alors cela s’appelle « feindre l’action ».
A la décharge de l’Intersyndicale, ce « grand mouvement d’ampleur » qu’elle souhaite construire me semble d’une haute improbabilité, vu le marasme régnant chez les enseignants ! On leur a retiré des postes, leurs conditions de travail se dégradent, on va leur imposer un « nouveau » lycée sur mesure pour compenser les suppressions de postes (1), on prévoit de modifier leur service et … juste de vagues remous très mous.
Je crains fort que si l’on continue ainsi, les mesures de M. Darcos seront avalées comme de vilaines couleuvres que les enseignants ne pourront jamais vomir.
(1) «Lundi, un rapport d'audit, révélé par l'agence AEF, annonçait que la réforme du lycée devrait permettre d'«économiser» de 16 000 à 17 000 postes d'enseignant sur trois ans » nous révèle le site du Figaro.