30 avril 2009
Ne me libérez pas, je m'en charge ?
Parfois, les murs que l’homme élève lui-même, sont plus hauts que ceux de la prison…
On ne ressort pas tout à fait indemne du documentaire « Ne me libérez pas, je m’en charge ».
“ Soyez résolu de ne plus servir et vous serez libre ” disait dans son discours de la servitude volontaire, Etienne de la Boétie ( 1530- 1563 )*
* discours publié aux éditions Mille et une nuits, numéro 76, 2 euros 50
29 avril 2009
Se vendre ou ne pas se vendre ?
Pour payer leurs dettes, ou pour manger, tout simplement, des gens - vous ? Moi ? - sont prêts à vendre leur rein, leur ovule, leur sang… que sais-je encore ? Crise oblige, et ce n’est pas une fiction.
La réalité dépasse souvent la fiction mais, la réalité, on est obligé de la vivre et, on est parfois dépossédé de ses droits d’auteur.
L’exploitation de l’homme par l’homme n'a jamais quitté l'ordre du jour, avec la bénédiction des hommes politiques qui apportent leur caution "amorale" à la Finance mondiale.
28 avril 2009
Nos députés ont-ils des mots d’absence ?
On sanctionne l'absentéisme à l'école, mais pas à l'Assemblée nationale. Pourtant les sanctions sont prévues par les textes : 467 euros de retenue sur une indemnité mensuelle de 7008 euros si un député participe à moins des deux tiers des scrutins publics… Mais les sanctions ne sont jamais appliquées, est-ce normal ? Serait-ce parce que nos députés sont jugés raisonnables ? Ne faudrait-il pas en finir avec le cumul des mandats électifs qui conduit à cet absentéisme délirant ???
Cet article du Journal le Monde est particulièrement édifiant
27 avril 2009
Communiquer sur la Réforme du lycée, et dans communiquer, bien sûr, il y a N----R !
Le journal le Monde du Samedi 18 avril nous apprenait que Le directeur de Sciences Po, M. Descoings, comptait déjà 4 774 amis sur Facebook ! C’est sans doute pour cette raison qu’il communique mieux que M. Darcos qui, lui, ne doit en compter aucun. Admettons que ce monsieur ait beaucoup d’amis, en est-il plus recommandable et honnête dans sa démarche pour autant ? Il suffit de savoir qu’il travaille pour M. Sarkozy pour être persuadée du contraire.
M. Julien Goarant, chargé de l'éducation pour l'institut de sondages CSA rappelle que " la communication a une fonction très symbolique dans l'approche d'une réforme. Il ne faut jamais la sous-estimer. Cette fois l'externalisation est un atout, car elle renforce l'idée que c'est bien l'intérêt public qui est pris en compte "*.
Mais est-ce bien l’intérêt public qui est pris en compte en ce qui concerne la Réforme du lycée, ne serait-ce pas plutôt l’intérêt des finances publiques ? Car au fond, l’intérêt public, qu’en a-t-on à faire au gouvernement ?
* Lu dans « l’insolite cohabitation entre M. Descoings et Darcos », journal le Monde, du samedi 18 avril.
26 avril 2009
A quoi ça sert, la pub ?
Quand Pierre Carles* interroge des publicitaires, ça décoiffe ! Ecoutez bien M. Séguéla qui a, j’en suis maintenant convaincue, une rolex en lieu et place du cerveau ! Au pays de la mauvaise foi, les publicitaires sont rois… à part une interlocutrice, que M. Carles a presque failli faire changer de religion !
* Deux documentaires de Pierres Carles sont à voir de toute urgence : "Attention danger travail", "Volem rien foutre al pais".
25 avril 2009
Beaucoup de bruit pour rien ?
Malgré tout l’arsenal répressif* mis en place par notre ancien premier ministre de l’intérieur et actuel président de la République, les violences faites aux personnes ont augmenté de 14 % en cinq ans, nous apprend Libération.
Toutes ses contorsions n’ont donc servi à rien, mais l’homuncule de la présidence continue à gesticuler encore et toujours, élections européennes obligent. La sécurité est un thème porteur en ces temps de crise.
Pourquoi ne pas transformer la France en une vaste prison, pendant qu’on y est ?
* Pour connaître les dessous de l’affaire, lisez le passionnant article de Libération « Sarkozy garde les bandes dans la mire » et surtout, celui du Canard enchaîné de cette semaine : « La loi anticasseurs ressort du placard ».
24 avril 2009
Pourquoi autoriser quand on peut si facilement interdire ?
M. Sarkozy a dit, à Nice, le 21 avril 2009, dans le fief de son ami Estrosi « Je tiens mes promesses. Tout ce que j'ai dit, je le fais (…) ». Gerald Dahan, l’humoriste, lui aussi énonçait quelque chose de semblable dans son spectacle « Sarkoland ». Il disait même précisément, en imitant M. Sarkozy : « Tout ce que j’dis, je le fais. Et tout ce que j’dis pas, je le fais aussi. ». C’est sans doute parce que M. Dahan relate des vérités, que la régie publicitaire de France Télévision a interdit toute publicité de son DVD.
Vous connaissez certainement la phrase de Coluche : « On ne peut pas dire la vérité à la télévision, il y a trop de monde qui la regarde ».
Lire l’article de Libération « Gérald Dahan trappé par France Télévisions »
23 avril 2009
M. Lang prêt à se sacrifier sur l’autel du sarkozysme…
M. Lang, en état de momification avancée, a dit, en évoquant les excuses de Ségolène Royal à M. Zapatero "J'ai envie de dire à nos amis espagnols: excusez-la, pardonnez-lui!".
On comprend mieux cette réflexion quand on apprend, dans le Figaro, que M. Lang se dit prêt à « apporter une contribution (au gouvernement) sur des sujets d'intérêt supérieur». Tout ceci dénote une franche modestie de la part de M. Lang.
Sachez que M. Lang vient de commettre un nouveau livre – encore un que je n’achèterai pas - « Demain comme hier » ! Eh oui, demain comme hier, M. Lang ne peut se voir que dans « la Lumière »…
Je me félicite de ces « sorties » de Madame Royal contre le chef de l’Etat. Elles nous tirent de l’apathie du monde politique à son égard et permettent de mettre en évidence que M. Sarkozy a indéniablement une personnalité qui tiendrait du « border line »… Il me semble que nous n’échapperons pas à un incident gravissime avant la fin de son mandat.
21 avril 2009
M. De Villepin sera-t-il le chef de la révolution ?
L’ancien premier ministre, Dominique de Villepin, déclarait, le 19 avril, l’existence d’un « risque révolutionnaire » en France. Les salariés ont le sentiment que « ce sont toujours les mêmes qui souffrent » a-t-il dit. Certes, il n’a pas tort, mais lorsqu’il était le premier ministre de M. Chirac, l'un des présidents les plus corrompus de France, M. De Villepin a-t-il beaucoup œuvré pour que les inégalités sociales s’atténuent ?
Ambition, quand tu nous tiens…
Avez-vous remarqué que M. De Villepin est toujours aussi bronzé que Madame Lagarde ? Font-ils un concours ? Ont-ils leurs entrées dans le même salon de beauté ? Ah, ça, ils ont bonne mine, mais ne trouvez-vous pas qu’ils ont la mine un peu guindée de ces grands bourgeois qui ne connaissent, de la France qui souffre, que ce qu’ils en voient dans les documentaires qui passent à la télévision ?
20 avril 2009
M. Chavez et sa petite bibliothèque de poche
Le billet de Robert Solé* « Seconde main » nous apprend qu’il y a un mois, M. Chavez disait de M. Obama « Il m’accuse d’exporter le terrorisme : le moins que je puisse dire, c’est qu’il est un pauvre ignare. Il devrait lire et étudier un peu pour comprendre la réalité. » Dont acte. M. Chavez, lors du somment des Amériques, a chaleureusement salué M. Obama et lui a offert un livre « Les Veines ouvertes de l'Amérique latine", ouvrage de l'Uruguayen Eduardo Galeano, afin que M. Obama comble ses lacunes… Sans doute se reverront-ils pour parler du livre.
Il est vrai que jusqu’à présent, en Amérique du Sud - M. Chavez est d'ailleurs aux premières loges -, les Etats Unis ont pris un malain plaisir à renverser des démocraties pour installer des dictatures. M. Obama va-t-il changer de route ?
* le Monde du dimanche lundi