31 mai 2009
L’Express passe à l'attaque...
Etonnante la couverture du journal l’Express, et non moins étonnant cet article à lire absolument « Sarkozy fait main basse sur la justice » ! En tout cas, de quoi s’inquiéter, car l’Express n’était pas, jusqu’à présent, un journal soucieux de remettre en cause la politique de M. Sarkozy. Pourtant, cette semaine on peut y lire : « Quelques hommes clefs, judicieusement placés, incarnent ce penchant. Au nom du changement, main basse. Dérange surtout l'idéologie de cette révolution, qui entend placer l'enquête, après suppression du juge d'instruction, sous l'autorité d'un parquet soumis au garde des Sceaux. On ne pourrait mieux définir une justice aux ordres... Il y a, enfin, une volonté suspecte de rendre l'enquête opaque à la curiosité publique, à celle de la presse notamment. Sous prétexte d'efficacité, on cache, on muselle, on étouffe. »
Contrôler et verrouiller, semblent être les mots clefs de la politique de M. Sarkozy. Est-ce la devise d’une démocratie ou d’une monocratie ?
30 mai 2009
La recette de la Daube Sarkozienne…
" Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous. Je veux que se multiplient immédiatement les opérations coups de poings " a martelé, avant-hier, M. Sarkozy, en présentant son plan pour la « sanctuarisation » des établissements scolaires.
Ce « aucune », scandé comme un couperet, et l’utilisation de « voyous », en fin de phrase, a dû galvaniser les foules qui ont oublié que ces promesses étaient déjà celles de l’ancien ministre de l’intérieur ! Pourtant les chiffres de la délinquance sont en hausse : comment cela se fait-ce puisque cette profession de foi est à l'ordre du jour depuis 2005 ?
Il faut simplement en conclure que la seule chose que M. Sarkozy sache faire, c'est agiter le chiffon rouge de "la peur". Bien maigre bagage pour un président de la république.
29 mai 2009
M. Coupat, M. Tibéri et le terrorisme...
Julien Coupat a quitté, jeudi 28 mai, la prison de la Santé, à Paris, où il se trouvait en détention provisoire depuis sa mise en examen le 15 novembre 2008 pour " terrorisme ". Il était temps ! Il devra se soumettre à un strict contrôle judiciaire. Le Figaro d’hier souligne que « ce contrôle judiciaire lui impose le versement d'une caution de 16 000 euros. Il doit aussi demeurer chez lui à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ou chez ses parents à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Il lui est aussi interdit de sortir d'Ile-de-France et il doit aller pointer une fois par semaine au commissariat de Montreuil, où il devra laisser ses papiers d'identité. » Quant à M. Tibéri, dont le procès vient d’avoir lieu, il a plus de chance : malgré sa participation reconnue à des fraudes électorales, il sera entièrement libre de ses mouvements, il n’écopera que de trois ans d'inéligibilité, dix mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende…
Dévoyer la démocratie, ce n’est pas du terrorisme ? Ah bon, je croyais…
28 mai 2009
Quel sera le « meilleur des mondes » scolaires à la sauce Darcos ?
Il paraît que le 28 mai, M. Darcos – ou M. Sarkozy ? - présentera ses propositions pour combattre la violence à l’école. Je suggère, qu’en dehors des portiques de détecteurs de métaux, il y ait une caméra dans chacune des salles de classe de tous les établissements scolaires de France et ce, dès l'école primaire. Le ministre ferait ainsi d’une pierre deux coups : il pourrait surveiller les élèves et les professeurs qui, dans leur évaluation, verraient ainsi sanctionnée leur capacité à « tenir » une classe.
27 mai 2009
Peut-on s’amuser avec les notes de frais des députés britanniques ?
Le Daily Telegraph, qui a révélé l’affaire des notes de frais payées avec l’argent du contribuable, fait un montage drolatique des dépenses les plus incongrues, comme l’achat d’un sac de fumier, celui d’un père Noël en chocolat, ou d’une lunette de WC… Regardez, c’est ici. ( en haut à droite du site pour avoir les 20 gadgets les plus surprenants)
Et nos députés à nous, confondent-ils argent public et argent privé ? Pourvu que bientôt des données secrètes se perdent… Notre ancien président – M. Chirac – avait, lui, pris l’habitude de confondre argent public et privé et, jusqu’à présent, la justice française ne lui en a pas tenu rigueur… il paraîtrait même que certains français le regretteraient !
PS : N’oubliez pas de lire l’article de Daniel Schneidermann, dans Libération « De la britannitude du Daily Telegraph »
26 mai 2009
La « machine à perdre » du 26 mai ?
Le Monde Libertaire, que j’ai acheté hier pour la première fois, analyse - et ce fort justement il me semble - la journée de mobilisation et d’actions du 26 mai mise en place par les syndicats comme une « machine à perdre ». Selon ce journal, les principaux syndicats, CGT en tête, prenant la juste mesure du potentiel explosif de la conjoncture économique, n’ont de cesse de juguler toute explosion, d’où « les journées d’action sans lendemain, sans perspectives, sans grève, ponctuées de processions du samedi, voire du dimanche. ».
Affaire à suivre…ou à ne pas suivre ?
25 mai 2009
Un exemple de « transparence » Sarkozienne
Un article du Canard Enchaîné de cette semaine annonce que « l’Elysée camoufle plus pour dépenser plus ». Le budget de l’Elysée voté par le Parlement n’est en fait qu’un budget paravent, puisque l’Elysée se « fait payer une partie de son train de vie par d’autres budgets ministériels ».
24 mai 2009
Trouver la Ségolène, le Sarkozy ou le Bayrou de demain ?
Il paraît qu’en Allemagne, un nouveau jeu télévisé vient d’être créé : il s’agit de trouver le talent politique de demain. Quand pourra-t-on y jouer en France ? On a hâte de voir si les « faux » politiques, choisis à la télé, auront le même « charisme » que les vrais, choisis sur bulletin de vote !
PS : information lue dans « le courrier international ».
23 mai 2009
Nicolas, c'est comme un cadeau !
Une « belle » mise en scène pour ce nouvel épisode de « la vie d’une femme de président ». N’est-ce pas touchant de voir Carla s’émerveiller devant le cadeau que la vie lui a fait : Nicolas ! Et l’arrivée du prince Nicolas, n’est-elle pas sublime ? Les petits gestes que Carla lui prodigue ne sont-ils pas attendrissants ? N’en fait-elle pas trop, néanmoins ? Tout concourt à faire de ce moment un condensé d’inauthenticité. Le « Je serais bien resté avec vous » final, de Nicolas, avec cet œil « égrillard » qui le caractérise, donne finalement une image assez fidèle du « personnage » qui a l’air de plus penser à la « gaudriole » qu’à l’économie mondiale, un peu comme Berlusconi.
Evidemment, le casting laisse à désirer, on ne croit pas aux personnages : Carla et Nicolas semblent bien peu convaincants dans leurs rôles respectifs… A quand le prochain casting ?
Une question mérite d’être posée : peut-on jouer à être authentique ?
PS : Puisqu’on parle d’authenticité, regardez donc les voeux du président Valery GISCARD D'ESTAING pour la nouvelle année 1976 : le président est assis devant un feu de cheminée, son épouse Anne Aymone est à ses cotés, un savoureux moment d’inauthenticité à ne pas manquer…
22 mai 2009
La Police et le « dangereux délinquant » de 6 ans
Le journal Le Monde d’hier a révélé que, à « la suite d'une plainte déposée, dimanche 17 mai, par une habitante de Floirac (Gironde) pour un vol de bicyclette, six policiers se sont présentés à bord de deux véhicules, mardi à 16 h 30, à la sortie de l'école primaire Louis-Aragon, pour interpeller un garçon de six ans. »
On imagine, bien sûr, que ces six policiers ont reçu une solide formation psychologique, mais est-ce bien raisonnable de leur demander d’emmener un enfant, si jeune, au commissariat, sans que ni son père, ni sa mère ne puisse être à ses côtés ? Est-il bien sage de laisser un enfant seul, aux mains de six policiers – quand bien même auraient-ils tous un master de psychologie ?
N’oublions pas que la peur du policier est ancrée, très jeune, dans la tête de l’enfant. Combien de parents ne se servent-ils pas de la police pour effrayer les enfants qui refusent d’obéir ?
- Si tu n’es pas gentil avec maman, le policier là-bas, il va t’emmener, et tu reverras plus maman.
Gageons que le pauvre bambin fera des cauchemars à répétition pendant longtemps, la faute à qui ? La faute à Sarkozy dont le slogan pourrait être "réprimer pour mieux régner"… mais qui l'a élu, ce Sarkozy ?