Lu dans La petite Fabrique de l’image, aux Editions Magnard

La projection :

« La psychanalyse y voit un mécanisme de défense par lequel le sujet localise hors de lui des idées et des affects qui lui sont propres. La manière dont le lecteur d’un texte,  d’une image, d’un film « se projette », se traduit par une focalisation individuelle sur un personnage, une scène, un élément de situation, voire un détail indifférent à tout autre, qui crée une véritable cristallisation ; le lecteur en question y trouvant une occasion d’extérioriser un fantasme, une névrose, plus couramment une préoccupation qui lui est personnelle. En cela, parler d’un film, d’une image, c’est autant parler de soi que de ce qui est représenté… »