Dans un article publié dans le journal Le Monde, le journaliste demande au déontologue de l’Assemblée Nationale : « Y a-t-il un risque de conflit d’intérêts entre un mandat parlementaire et une activité de conseil ? ». Celui-ci répond : « oui, mais la fonction n’est pas incompatible. En l’état actuel du droit, cette fonction de conseil est compatible, la condition étant que l’activité de conseil ait été commencée avant le début du mandat parlementaire et qu’elle ait été déclarée. »

Effectivement, , « François Fillon a déposé les statuts de 2F Conseil dix jours avant son élection dans la 2e circonscription de Paris ». Habile, l’homme connaît bien ses droits, moins bien ses devoirs !

Pourtant le retour de bâton va, espérons le, se faire sentir. Médiapart, dans son article « L’affaire Fillon ou la destitution de la cinquième République », fait un portrait assez « réjouissant » de ce « pauvre » Fillon proche de la « décapitation », symboliquement parlant :

« Le Fillon presbytéral, qui promettait aux Français un long carême contre la rémission de leurs péchés,s’est trouvé renvoyé à ses propres faiblesses. Goût du luxe, voitures de sport, costumes sur mesure et mocassins à glands. Celui qui promettait dusang et des larmes et fustigeait les assistés était beaucoup moins sourcilleux quand il s’agissait de sespropres deniers : soupçons d’emplois fictifs, ristournesénatoriale, conflits d’intérêts… « Je suis un homme,pas un saint ! » protestait le pécheur comme àconfesse… mais c’était déjà trop tard. Il eût fallu ledire avant. Ou, à tout le moins, ne pas jouer les saintes nitouches.Avec moins de trémolos dans la voix etun peu plus de modestie. Maintenant le mal est fait.L’icône est à terre, l’identité narrative du candidat en miettes. »

 Espérons seulement que le parquet financier poursuivra son travail jusqu’au bout et que cette affaire conduira à l’instauration de contre-pouvoirs inexistants dans notre « belle » démocratie.