07 novembre 2009
Comment sauver le capitalisme ?
Pour sauver le capitalisme, il faut transformer les pauvres et les chômeurs en entrepreneurs pauvres qui n’auront qu’un seul objectif : augmenter leurs pauvres ventes afin d'obtenir de pauvres profits qui leur serviront à rembourser - à vie de préférence - les taux d’intérêts exorbitants de leurs pauvres emprunts.
16 septembre 2009
Les réserves indigènes brésiliennes vont-elles s’ouvrir au capitalisme ?
« Le président brésilien souhaite que les réserves indigènes, qui couvrent 12 % du territoire national et abritent 500 000 Indiens, s'ouvrent à des activités comme l'écotourisme. » , nous apprend le journal le Monde de mardi.
Combien d'Indiens vivront encore sur ces 12 % du territoire national dans 30 ans ? Si écotourisme rime avec capitalisme, on peut craindre le pire...
PS : photo vue sur le site : http://www.pontosolidario.org.br/
04 mai 2009
Le capitalisme, jusqu’à ce que mort s'en suive ?
Frédéric Lemaître, dans son article « La finance comme si de rien n’était »* dit : « A Paris, l’Autorité des marchés financiers voit de nouveau les banques lui demander d’agréer des produits financiers hautement complexes (on les appellera toxiques dans un second temps.) »
L'horreur n’est-elle pas dévoilée dans cette seule phrase ? Le capitalisme ne fera jamais pénitence et enfoncera le clou toujours plus profond, dussions-nous en mourir ! Aucune "moralisation", jamais, ne poura être mise en place.
Si un autre monde était possible, il se situerait plutôt du côté des « Décroissants » . Dans son entretien avec le journal Libération, dont le titre est « Décoloniser notre imaginaire de consommateur », Paul Ariès nous dit :
« La crise peut être l’occasion de démentir tous ceux qui rêvent d’une société d’abondance. Elle peut être l’occasion pour la gauche de rattraper son retard théorique. La gauche mondiale est en effet dans une impasse politique car elle campe encore dans l’idée qu’il faudrait faire croître le gâteau (PIB) avant de pouvoir le partager plus équitablement. Les objecteurs de croissance pensent, au contraire, que puisqu’il n’est plus possible de faire croître le gâteau, la question du partage des ressources, sans cesse repoussée, devient plus que jamais incontournable. (…) La première des décroissances que nous voulons est celle des inégalités sociales car c’est la condition première pour que les autres décroissances puissent être acceptables. Pas seulement par souci de justice sociale mais pour casser la logique actuelle d’imitation des modes de vie des classes aisées par les classes moyennes, car ce mode de vie petit-bourgeois n’est tout simplement pas généralisable.(…) »
* extrait d’un article du Monde de dimanche-lundi
20 février 2009
M. Sarkozy biaise…
Il avait un côté Chiraquien, mercredi soir, Sarkozy, vous ne trouvez pas ? A mon avis on lui avait donné un traitement lourd afin de prévenir les tics de langage et les tics gestuels. Il avait presque l’air « normal ».
Ce que j’ai retenu, en bref, de ce « discours » creux :
· « Investissement – Réforme –Travail » sont les trois mamelles de la France.
· Un JE omniprésent, même derrière le NOUS :
« Avec le Premier ministre nous avons mûrement réfléchi et avec le Gouvernement, nous avons donc pris les décisions suivantes. » Vous y croyez, vous, à ce « nous » ? Moi, non.
· « Le Grand chantier de la Moralisation et de la Refondation du Capitalisme » :
N’est-ce pas du plus bel effet de manche ? On sent qu’il a été avocat, cet homme-là. Le genre de phrase ronflante, mais hélas vide, puisqu’en fait de moralisation, il n’y a que le bon vouloir des patrons. Quant à la Refondation du capitalisme, elle prête à rire par son inexistence.
· « TOUS ENSEMBLE face à la crise ! » A-t-il harangué. On se serait cru dans une manif !« Tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais ! » A force de voir des manifs à la télé, M. Sarkozy recrache les mêmes slogans.
· Sa conclusion : « Je vous propose le seul chemin qui vaille, celui de l’effort, celui de la justice, celui du refus de la facilité. » Et quand il s’est augmenté de 160 %, lui-même, c’était le chemin de la justice et le refus de la facilité ?
PS : photo vue sur ce blog, mais de qui est-elle donc ??? Dommage que le nom du photographe ne soit pas indiqué.
06 février 2009
Laurence Parisot ou la vie en rose
Madame Parisot n’est pas du tout d’accord avec M. Obama, on ne devrait pas plafonner le salaire des patrons à 500.000 dollars annuels (388.600 euros) ! Je rappelle que le smicard touche lui aux alentours de 12 000 euros annuels, mais il est vrai qu’il n’a aucune responsabilité, et ça, ça se paye !
Mais attention, RISQUE, « Nous serions très inquiets si le gouvernement devenait (...) chef d'entreprise lui-même. Il faut laisser à l'entreprise la liberté de fonctionner. C'est à cette condition qu'elle est créative et efficace » a souligné Laurence qui voit déjà « rouge » !!!
Il est vrai que les entreprises sont souvent très créatives et efficaces, surtout pour s’en « mettre plein les poches » : délocalisations, profiter de la manne publique mais rien donner en retour etc. !
J’aime beaucoup cette photo de Laurence avec Bill, vue sur www.gala.fr. Laurence, toute de rose vêtue, l’innocente jouvencelle du MEDEF, avec des rêves de « patrons » pleins la tête : souvenez-vous, elle ne connaissait même pas les pratiques de l’UIMM… ! Laurence ou la « justicière » rose, qui va moraliser le MEDEF, comme Sarkozy va moraliser le capitalisme. Non, on ne rit pas !
PS : lisez cet article des Echos « Un début d’année difficile pour Laurence Parisot ».
05 février 2009
Mais à quoi sert exactement la fondation Bill Clinton ?
Il paraît que cette fondation lutte contre le changement climatique, la pauvreté, l’éducation, la santé… Ne lutterait-elle pas essentiellement pour que la guirlande électrique du capitalisme qui éclaire l’icône de Clinton ne s’éteigne pas ?
Cette fondation reçoit des donations de personnes aussi diverses que Bill Gates, le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, les gouvernements du Quatar, d’Oman, du Koweit etc…
A propos de la fondation Bill Gates, j’ai lu dans un article du numéro 848 du courrier international, qu’elle « engrange d’importants bénéfices grâce à des investissements qui vont clairement à l’encontre de ses bonnes œuvres. »
Il semblerait hélas que ces Fondations n’existent que pour cultiver activement la survie du système capitaliste en assassinant tout ce qui pourrait contrarier ce même système dans les pays qu’elles sont supposées aider.
13 octobre 2008
La planète se convertit-elle au capitalisme d’état ?
Attention, les mots tabous maintenant sont « social-libéral », « libéral », « capitalisation », « non-encadrement », « lois du marché », « auto-régulation », « main invisible du marché » etc.
Tout nos repères chavirent : notez que le journal le Monde tient le discours de l’Humanité, que George Bush se convertit au contrôle de l’Etat, que maintenant, le marché va être « encadré », « régulé » et que les banques vont même être « nationalisées », pour certaines…
N’oubliez pas non plus que, quand la crise se terminera, tout reprendra sans doute sa place comme avant, sauf que beaucoup auront encore moins qu’avant…